| C'était
le 8ème rassemblement motos et voitures US
organisé par l'Iguane Club à Méry
la Bataille dans la Somme . Un Week-end démarré
sous le soleil et les meilleurs auspices : verte prairie,
grosses cylindrées rutilantes, vendeurs de
capteurs de rêves et de panoplies de motards,
pompes à bière en ordre de marche, démonstration
de sculpture sur bois (à la tronçonneuse
!), américains-frites à la pelle ...
Et bien-sur concerts en nocturne !
Première surprise :
le groupe qui assure la première partie démarre
son set avec "Cocaine" (version Stocks),
puis enchainera sur "Suzy" ! Christophe
Marquilly , en coulisses (c'est-à-dire les
pieds dans l'herbe fraiche) s'en voit ravi . Seconde
surprise : Les musiciens n'ont pas reconnu
(et donc à peine salué) le fondateur
du Groupe STOCKS : ils n'en reviennent pas quand ce
dernier les remercie sur scène d'avoir ajouté
ses compositions aux reprises de Trust et Téléphone
jouées en ouverture...
Troisième surprise ?
C'est un rassemblement motos qui fait les choses
dans les règles de l'art. Les concerts sont
donc saucissonnés soigneusement pour laisser
place à de copieuses tranches de streap-tease
: sympathiques intermèdes de cuisses lascives,
poitrines siliconées, fessiers énervés
et abdos bien huilés (car oui, il y avait aussi
UN streap-teaseur mesdames ! ), qui a le pouvoir de
rameuter les foules et d'échauffer les esprits
...mais qui ne facilite pas la tâche des musiciens,
car il est bien difficile d'enchainer après
ce genre d'animation .
Heureusement, Christophe Marquilly ayant promis un
"effeuillage" de Big Luke en cas de rappel,
le public ne s'y est pas trompé : bravant l'heure
tardive, ils ont pris une bonne rasade de blues et
de Rock ...Une heure trente du set habituel, avec
un Dust My bloom convaincant, rêve d'Irlande
toujours aussi magique, I Thank You au Top et Johnny
Guitar impérial .
Le
compte-rendu ne serait pas complet si on ne félicitait
pas le trio pour sa performance inédite : la
plupart des solos et des envolées rythmiques
s'est en effet jouée dans le noir, l'éclairagiste
du concert ayant une prédilection pour les
mises en scène approximatives et minimalistes.
La palme du soir revient finalement à Thomas
Gonzalez, dont la batterie était l'objet de
jeux de fumée obstinés, et qui n'a pas
bronché d'un poil : professionnel jusqu'au
bout des baguettes !
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A
Méry la bataille (19 mai 07) |